échafaudages
résidence coup de pouce | h du siège | 2018
échafaudages
résidence coup de pouce | h du siège | 2018
autoédition HH
zone de turbulences
avec olivier michel | dessin mural | 2016
zone de turbulences se déploie dans l’espace en un dessin mural qui consiste à mêler deux pratiques du dessin, ces dernières se faisant échos sur de nombreux points, tout en se distinguant par des identités graphiques propres.
de cette rencontre, les écritures s’entremêlent pour faire surgit un dessin à la paternité double, un mélange, aux formes devenues irréversibles et indissociables, prise dans le même chaos.
superposer, compléter, parasiter, perturber, interroger sont les maîtres mots d’une collaboration qui permet d’ouvrir un champ d’expérimentations pour créer une œuvre graphique naissant de ce travail à quatre mains.

"la veilleuse"
anna buno et bruno [collectif]
performance musical et sonore (lecture) au sein d'une installation plastique, graphique et lumineuse
la veilleuse
[PARCELLE 435]
2021-2026
_ prologue | 2021-2022
_ "la veilleuse" | 2021
_ un Export spiritƎ | 2023
_ sans titre [carnet] | 2024-2026






l'enquête [PARCELLE 435], menée dans un village de l’oise, porte sur une maison dans laquelle je jouais enfant. déjà en ruine à l’époque, la demeure aurait disparu depuis. comme évanouie du sol.
par cette enquête j’interroge autant mon souvenir de l’espace, ma perception du lieu aujourd’hui, que la mémoire des habitants du village en m’appuyant sur des recherches documentaires.
la veilleuse (surnom donné à cette maison) vient poser les premières formes, les premiers indices, à commencer par la part d’imaginaire et de récit que la maison revêt et qui m’a fait débuter ce travail ; mais aussi la quête de la reconstitution du souvenir primitif – relatif à l'enfance.
j’y questionne la mémoire, faite tant d’oublis que de souvenirs, pour modéliser l’espace. la veilleuse est ce premier volume de mémoire, la première strate d’un fantasme archéologique. le souvenir de l’espace prend forme alors qu’il ne reste rien de tangible ; la mémoire est ici activée par ce qui manque. un travail sur la contre-forme me permet d’en dessiner le contour, le plan.
le mur est devenu le premier support de cette projection, la recherche d’un envers. le papier-peint se fait partition musicale et dessine la forme de cet espace devenu mental.
la veilleuse est aussi tenace que fuyante, elle est faite de lumières, d’ombres, d’apparitions et de disparitions. sur une tradition de la mémoire orale, c’est lors d’une performance qu’est révélée « la veilleuse » — le prologue de l'enquête — qu’elle peut être enfin contée et confiée ; ou lors de conférences-performances qu'il est possible de suivre l'avancement de l'investigation.
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prologue | 2021-22
anna buno avec bruno [collectif] | pièce sonore : philippe fauvel
performance musical et sonore (lecture) au sein d'une installation plastique, graphique et lumineuse | durée : 20 min
aperçu de la performance présentée lors de la nuit européenne des musées dans la crypte archéologique et le centre d'art le quadrilatère à beauvais le 14 mai 2022 anna buno est également à l’initiative du collectif BRUNO
lien vidéo -> https://www.youtube.com/watch?v=ug4W2YbZ554



"la veilleuse" | 2021 | texte tapuscrit reproduit au duplicateur à alcool | 10 pages | 15 exemplaires

volume en béton et boîte en polystyrène de jeu mécano | 2021



estampe numérique d'après photocopie | 30x40cm | 2021
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ensemble de dessins sur table | vue d'exposition | « la veilleuse », biennale watch this space 11, 50° nord | 2021

carbone sur papier | 2021

papier carbone et carbone sur papier | vue d'exposition | 2021

affiche d'après un dessin | vue d'exposition | 2021

carbone sur papier | 20x30cm | 2021

vue d'exposition | 2021

phare | vidéo nocturne et sonore | « la veilleuse », biennale watch this space 11, 50° nord | 2021
lien vidéo -> https://www.youtube.com/watch?v=SbaWmK_vIBg


vue d'exposition | 2021


coupe-papier | 2022 | microédition (10 exemplaires) | 10x20cm | carbone sur papier | impression au duplicateur à alcool | bande de papier pliée en leporello puis reliée de manière à enfermer le dessin à l'intérieur du pliage

entre partition de musique, plan d’espace et papier peint, l’édition est constituée d’une longue bande de papier imprimée à répétition avec un même stencil au carbone par un duplicateur à alcool capricieux.
cette bande de papier est ensuite pliée en leporello et reliée de manière à enfermer le dessin à l’intérieur.
la finesse du papier laisse entrevoir le dessin par transparence.
ce travail porte sur le souvenir d’un papier peint et son titre COUPE-PAPIER devient une invitation ambiguë, digne d’un bibliophile, à ouvrir – ou non – le livre, à prendre – ou non – le risque d’effranger le papier comme le souvenir.
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un Export spiritƎ | conférence-performance | durée : 30min | 2023
lien vidéo -> https://www.youtube.com/watch?v=PadyHqbmtik
la conférence-performance un Export spiritƎ prolonge la réflexion gesticulée intitulée ЯEVER-SENSIBLE présentée à l'école d'urbanisme de paris, dans le cadre d’un cycle de conférences sur la ”réversibilité urbaine anticipée”, en janvier 2024.
un état des lieux, comme une traversée de quelques bâtis de l'art contemporain. un interlude in situ et un retour d'expérience sur l'enquête [PARCELLE435] - la veilleuse, qui est la recherche que j’entreprends initialement, celle d'une maison qui résiste dans le paysage, dans la mémoire et aux images qui la représenteraient. réminiscence, hantise et export spirite de bande magnétique.
un Export spiritƎ a été présenté lors du colloque "reconsidérer les savoirs, perspectives plurielles : relecture, réécriture" (CRÆ-UPJV) en avril 2024.



RÉFÉRENCES DES ARTISTES ET AUTEURS CITÉS
PAR ORDRE D'APPARITION
georges perec
jim jarmush
patrick rubin
winfried georg sebald
yona friedman
friedensreich hundertwasser
buster keaton
gordon matta-clark
rachel whiteread
maria eichhorn
kurt schwitters
heidi bucher
gregor schneider
mark z. danielewski
jorge luis borges
nathaniel hawthorne
howard phillips lovecraft
tobe hooper
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entretiens caviardés sur calques superposés | 21x30cm | vue d'exposition | 2025
photos : frédéric iovino


vue de l'exposition pièces à conviction | 2025
scénographie : valentin wattier | photos : frédéric iovino




prélèvements de terrain | vue de l'exposition pièces à conviction | 2025
scénographie : valentin wattier | photos : frédéric iovino









j'veux voir | vidéo, couleur, sonore | durée : 32min | 2024
image : léa schiratti
lien vidéo -> https://www.youtube.com/watch?v=tX-_Bau2je0
dans la vidéo j’veux voir, une journée du terrain vague de la parcelle 435 s’écoule, avec en sous-titres les phrases prélevées d’entretiens menés auprès des habitant·e·s. ces sous-titres sont muets ou plutôt silencieux, seul se fait entendre l'ambiance du village autour.
le paradoxe est là : montrer qu’il n’y a rien à voir et inviter par les mots à se faire une image mentale du souvenir de cette maison. rien à voir... ou presque. ce terrain devient un feuilletage de mémoires plurielles, un imaginaire à hauteur d’enfants en écho à une voix qui répète : « j’veux voir ».
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une bâtisse voisine de la maison familiale, déjà en ruine à l’époque où anna allait y jouer enfant et qu’elle surnomme la veilleuse. une maison de famille qu’henri connaît depuis toujours. elle n’a aucun secret pour lui si ce n’est un espace au sous-sol qui l’intrigue aussi. c’est le vide-sanitaire. pour tous les deux c’est leur maison d’enfance.
aujourd’hui anna mène l’enquête sur cette maison fantôme dont il ne reste plus rien, si ce n’est un trou au milieu du terrain. sur l’acte notarial il est écrit : « cave ». parce qu’elle a peur d’y entrer, elle demande à henri de l’accompagner et d’être témoin de ce qui s’y passe. s’ouvre un espace de réminiscences souterraines, deux maisons en écho l’une de l’autre.




boule de gomme | photographie d'un prélèvement de terrain | 2022
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l'ENTRE-SORT | installation | dessin mural, sculpture en cire, pièce sonore, terre et néons | 2025
une œuvre d’anna buno | création sonore de philippe fauvel avec sylvestre uzal-larrosa à l’accordéon et la voix de malo rio
vues d'exposition | la briqueterie | 2025
photos : clotilde martins dias
une double action, presque simultanée. Entre les deux ? jeter un œil. entre les deux, sans certitude, il y aurait un je-ne-sais-quoi à voir. le regard est attiré et révulsé, hypnotisé et désabusé. une contradiction, toujours. mais on entend quelque chose.
l’entre-sort est une baraque foraine dans laquelle on expose des monstres. mon monstre à moi est très discret, c’est le souvenir d’un mur avec lequel il s’est passé quelque chose. c’est un souvenir primitif, rattaché à l’enfance, un souvenir fuyant et incertain, une inquiétante étrangeté, le souvenir par là où tout commence : l’enquête.










l'ENTRE-SORT vu par clotilde martins dias | vidéo en 4 épisodes
lien vidéo -> https://youtu.be/1SbymKAjIOk
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sans titre | photogramme | 13x18cm | 2025
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sédiment | collection de 34 états d'une gravure | 17x22 cm | imprimée par fanny muller | 2025 |
fonds régional d'art contemporain de picardie hauts-de-france

papier carbone utilisé pendant le processus

sédiment est une série de trente-quatre états indissociables, originaux et uniques, d’une gravure utilisant le procédé de la manière noire par aquatinte. le processus gradue l’apparition d’une forme spectrale dans un espace à peine esquissé, passant d’un noir dense au blanc. cette évolution est rendue possible par ajouts successifs au moyen d’un brunissoir en pierre d’agate. les traces cumulées dégravent la plaque de cuivre et effacent le dessin.
j’ai utilisé cette plaque de cuivre comme révélateur d’un souvenir fuyant, celui d’un papier peint vu dans une maison en ruine. ce souvenir est à la fois très persistant par la sensation que j’en conserve – celui d’un mur dont les dessins semblaient « dire » l’histoire de la maison elle-même – et qui pourtant reste flottant, incertain, flou, informe. au point de me poser la question de savoir si j’avais vécu enfant une expérience spirite ou une hallucination fantasque.
prenant le parti que la mémoire est une fiction, j’ai prélevé dans différentes photographies d’enfance des fragments de mur qui pouvaient avoir influencé mon souvenir, quitte à le façonner a posteriori. au paradoxe du dessin qui advient par effacement sous l’amoncellement des traits au brunissoir répond celui du souvenir et de sa construction par sédimentation d’images.
j’ai passé ma mémoire au tamis : les clichés ont été photocopiés, agrandis ; les formes reconnues sur les parois ont été prélevées au moyen de papier carbone, pour être ensuite photocopiées à nouveau et reportées au carbone sur la plaque de cuivre. à chaque état imprimé, je découvre une trace de ce souvenir ; je tente de l’attraper, portée par l’intuition que l’image de cette réminiscence doit bien être là, quelque part, dans mon œil – telle est la légende de l’image fixée sur la rétine dans certains films policiers et de science-fiction – ou au fond de ma boîte crânienne.
invitée pour les éditions du lavoir, j’ai été accompagnée par l’imprimeuse d’art fanny muller dans l’atelier rené tazé à paris. mon souhait de répondre à cette sollicitation par un protocole d’effacement s’est traduit par le choix « d’arrêter » un état de mémoire (titre de la gravure tirée à 20 exemplaires pour les éditions) tout en l’inscrivant, de manière moins définitive, dans la suite de ces états, comme une image possible de ce souvenir parmi d’autres.
la pièce sédiment a rejoint la collection du fonds régional d'art contemporain de picardie hauts-de-france.
matrice en cuivre

un état de mémoire | gravure (20 exemplaires) | 17 x 22 cm | imprimée par fanny muller pour les éditions du lavoir (atelier rené tazé) | 2024
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K. sténographie | installation | deux vidéos noir et blanc et une piste sonore | 2026







K. sténographie | pages de carnet | feuilles de carbone et écritures (manuscrite et dactylographiée) au carbone sur différentes qualités de papier | 2025
| édition d'un extrait de ce carnet dans NOTE#4 [sténographie] de la collection de microéditions NOTE#

























